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Andrée Appercelle (Andrée Appercelle)
Andrée Appercelle (Andrée Appercelle)

Andrée Appercelle

Andrée Appercelle

Anthologie poétique 1962 - 2007

EditeurLa rumeur libre

CollectionHors collection

Date de parution08/2017

ISBN/code barre978-2-35577-148-4

Format (mm)141x192

ReliureDos carré collé, cahiers cousus

Nombre de pages384

Poids444 g

IllustrationCouverture, Marc Pessin, gravue (détail) réalisée pour Fil à fil, d'Andrée Appercelle, 1999

Ouvrage publié avec le concours de la Maison de la Poésie Rhône-Alpes à Saint-Martin-d'Hères (Isère)

Prix 21,00 €
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Ouvrage publié avec le concours de la Maison de la Poésie Rhône-Alpes à Saint-Martin-d'Hères (Isère)

Anthologie poétique soignée par Patrick Vieuguet

Le volume contient la réédition partielle des ouvrages suivants :
L’Étoile et l’Enfant, La Tour de Feu, 1962 ;
Aspect, Pierre Jean Oswald, 1972 ;
 Kaléidoscope du vieil homme, Le Verbe et l’Empreinte – Marc Pessin, 1979 ;
Regard sur Andrée Appercelle, Le Verbe et l’Empreinte – Marc Pessin, 1979 ;
Sur le silence, José Millas Martin, 1979 ;
 L’Une l’Autre, Fédérop, 1985 ;
Tentative du bleu, Cheyne, 1985, Prix Roger Kowalski Grand Prix de poésie de la Ville de Lyon 1985 ;
Aux orties bleues la mer, Fédérop, 1988 ;
Mon asiatique, La Pierre sauvage – Union des écrivains, 1998 ;
Soleil noir ta peau, Le Temps des Cerises, 2007.

(extraite de la préface Un chant profond d'André Doms)

Car fondamentalement la poésie d’Appercelle se dresse contre toutes les ségrégations : celles qui massacrent les gens de couleur comme celles qui réduisent la femme ou confinent des millions d’êtres dans leurs vies médiocres, sans initiative ni échappée ni amour possibles. Elle dénonce le climat de glaciation morale qui se développe dans l’humanité, de la violence inquisitoriale à l’automatisation, elle proteste contre une politique qui use et dégrade la présence humaine jusqu’à la coagulation.
Et cependant cette poésie reste habitée. Par l’espoir d’abord, si ténu se révèle-t-il à notre lucidité. Un geste peut rompre l’étau de la froideur, une étreinte peut éclater la cour-prison de l’usine. Poésie habitée surtout par cette chair de femme qui, d’un bout à l’autre de l’ouvrage, crée la profondeur de champ, le chant profond. C’est dans la « chair-femme » que le malheur est le plus profondément ressenti : ne faut-il pas aux souffrances générales y ajouter des cruautés particulières aux « filles » — l’excision, la stérilisation, le viol — et cette insatisfaction qui est le revers de l’amour, et cette humiliation qui est le revers du soleil ?
Mais, peut-être parce qu’elle est le puits le plus insondable de la douleur, parce qu’elle est l’image condensée de notre humanité tragique, la femme est-elle aussi le symbole de son rachat : figure d’attente, la gardienne, et figure d’espoir : « quelque part une femme attend l’aube un caillou incrusté dans la paume ». Symbole de la pleine réalisation de la vie lorsque, toute fêlure rayée de la face du monde, « une petite fille marchera pour la première fois jusqu’à la vieille femme ».