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Frontaliers pendulaires, les ouvriers du temps (Maryse Vuillermet)

Maryse Vuillermet

Frontaliers pendulaires, les ouvriers du temps

récit

EditeurLa rumeur libre

CollectionLa Bibliothèque

Date de parution05/2016

ISBN/code barre978-2-35577-057-9

Format (mm)141 x 192

Reliurecahiers cousus, couverture avec rabats

Nombre de pages256

Poids299 g

Ouvrage publié avec le concours de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Prix 20,00 €
Feuilleter

Ouvrage publié avec le concours de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Une journée de travail, dans l’autre pays apparemment si proche, et le soir après le travail là-bas, revenir en France, basculer à nouveau, ouvriers pendulaires oui, la route, la voiture encore, un entre-deux, un sas entre les deux mondes et comme une déchirure au cœur, n’être de nulle part. Mais qui sont ces hommes, ces femmes, aux visages endormis du matin et fatigués du soir, ces êtres d’un perpétuel entre-deux dont la vie bascule deux fois par jour, ici, la route, la montagne, la frontière, là-bas, et le soir en sens inverse et le lendemain encore et les autres jours, la vie entière ?
L’auteure, à partir de dizaines d’entretiens a percé le mystère de ces vies minutées, chronométrées, morcelées, elle ausculte les espoirs et touche les rêves enfouis et nous livre un texte ciselé, d’une rare précision, véritable mécanique horlogère, un livre haletant, une ode à ces figures d’humains qui perdent leur vie à la gagner.
Aux confins de plusieurs genres, roman, document, récit, surgit ici un genre nouveau, riche de tous les autres. Il faudrait pouvoir le nommer.

(4ème de couverture)

Ils habitent une montagne frontière, Jura, Alpes, une montagne aujourd’hui sinistrée, les usines ont fermé une à une, une montagne réservoir de main-d’œuvre pour le riche pays voisin, un eldorado : la Suisse. Ils sont des milliers, toujours plus nombreux, qui chaque matin à l’aube, dans leur voiture toujours plus puissante, prennent la route, affrontent la neige, le verglas, les lacets, le danger, la peur de l’accident, des milliers, qui traversent des villages mourants, des zones commerciales, des zones pavillonnaires, des zones désespérées mais aussi des paysages d’une beauté à couper le souffle qu’ils ne voient pas, ils roulent si vite, il faut arriver à l’heure, la frontière, basculer de l’autre côté, en Suisse, pour travailler, gagner l’argent nécessaire aux belles maisons, aux grosses voitures, aux crédits, au train de vie. Une journée de travail, dans l’autre pays apparemment si proche mais oh combien différent, ouvriers, enseignantes, horlogers, infirmières ou secrétaires, malmenés de n’avoir pu trouver du travail chez eux et parfois en proie de l’autre côté au racisme anti-frontalier. Et le soir après le travail là-bas, revenir en France, basculer à nouveau, ouvriers pendulaires oui, la route, la voiture encore, un entre-deux, un sas entre les deux mondes et comme une déchirure au cœur, n’être de nulle part.
Mais qui sont ces hommes, ces femmes, aux visages endormis du matin et fatigués du soir, ces êtres d’un perpétuel entre-deux dont la vie bascule deux fois par jour, ici, la route, la montagne, la frontière, là-bas, et le soir en sens inverse et le lendemain encore et les autres jours, la vie entière ?
L’auteure, à partir de dizaines d’entretiens a percé le mystère de ces vies minutées, chronométrées, morcelées, elle ausculte les espoirs et touche les rêves enfouis et nous livre un texte ciselé, d’une rare précision, véritable mécanique horlogère, un livre haletant, une ode à ces figures d’humains qui perdent leur vie à la gagner.
Aux confins de plusieurs genres, roman, document, récit, surgit ici un genre nouveau, riche de tous les autres. Il faudrait pouvoir le nommer.

Elmone Treppoz