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La Source et le Royaume (Sylvestre Clancier)

Sylvestre Clancier

La Source et le Royaume

poèmes

EditeurLa rumeur libre

CollectionPlupart du temps

Date de parution03/2016

ISBN/code barre978-2-35577-112-5

Format (mm)141 x 192

ReliureCahiers cousus, couverture avec rabats

Nombre de pages112

Poids142 g

Prix 16,00 €
Feuilleter
Nouvelle série

Extrait de la préface de Nicolas Grimaldi

Pas plus que pour Mozart, pour Mallarmé ni
pour Valéry, la mort n’a pour Sylvestre Clancier
rien de bien redoutable. Ses anciens l’y ont précédé.
Très patiemment, ils l’attendent désormais. « Quand
l’heure sera venue », ce sont eux qu’il rejoindra. La
fi n de ce que nous nommons la vie sera donc aussi la
fin d’une séparation.
    ces morts qui sont tes proches
    […]
    ils te mènent à l’ailleurs
    où sans voix
    tu les verras blottis
    attendant que tes pas
    aient retrouvé les leurs
Car il n’est pas un de nos pas qui ne nous conduise
vers eux :
    Tu marches à tâtons vers leur absence
    […].
    Il te faudrait franchir l’horizon
    qui recule à chaque instant.

(extraits)

PLÉNITUDE

Si nous sommes comblés c’est que le silence s’est fait
avec lui l’anxiété et la fébrilité ont disparu

Le chant de la sérénité est monté dans la nuit
il n’y a plus que sa musique, ses notes pures

Le visage de l’aimée est l’absolue présence
tu avances ta main vers ce miroir du sens

C’est un jardin d’été, un jasmin qui embaume
les bracelets à ses bras sont un horizon simple

Tu lis dans ton poème ces images qu’elle aime
et vos mains emmêlées vous disent le chemin.

MÉLANCOLIE

Viens, mélancolie, berceuse et plus soyeuse
que l’enveloppe de chair liquide dont nous gardons

Le souvenir, comme la quête impossible de la mère
d’avant notre naissance, viens dans ma nuit

Je t’appelle toi plus précieuse que l’espoir chimérique
du sens, toi plus enveloppante que le tissu des songes

Je te désire, havre de lumière sombre
grotte radieuse où mesurer l’absence, apprivoiser la mort

Je vais à ta rencontre toi la complice muette
de mes questions et de mes doutes, mélancolie première

Passagère de la nuit à venir, alphabet secret
de ma présence au monde entre ciel et terre.