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Impasse de l'azur (Patrick Laupin)

Laupin Patrick

Impasse de l'azur

EditeurLa passe du vent

CollectionNouvelle collection Poésie

Date de parution05/2018

ISBN/code barre978-2-84562-321-7

Format (mm)140 x 220

ReliureCahier thermo-collé

Nombre de pages172

Poids234 g

Prix 10,00 €
Feuilleter

Dans cette collection, tous les recueils ont la particularité d’être suivis d’un entretien en fin d’ouvrage entre l’auteur(e) et Thierry Renard, responsable littéraire des Éditions La passe du vent. 

Extrait

Thierry Renard — Impasse de l’azur voit enfin le jour dans notre nouvelle collection de poésie, et nous en sommes très heureux, très fiers. Que nous dis-tu dans ces pages, quel message nous délivres-tu dans ce recueil qui, pour moi, s’inscrit pleinement dans la continuité de deux autres de tes titres encore récents, Chronique d’une journée moyenne et Le Dernier Avenir, eux aussi parus aux Éditions La rumeur libre ?

 

Patrick Laupin — J’écris pour tenir compagnie. Dans ce livre, je suis la piste, à la trace, je capte des automatismes mentaux qui me débordent et m’enchantent. À la limite du vers et du chant, comme une voix toute faite. Je ne cherche pas à les esthétiser, à les parfaire. Je  les recueille tels quels. Je note quand ils viennent ce qu’ils me demandent ? C’est toujours très près du corps et dans un enlacement où le physique atteint la chair. L’annonce faite verbe. Le temps ne s’écoule pas à la même vitesse partout. On a envie de faire pleurer des rivières. C’est un phénomène d’autotélisme en boucle qui cède. On se saisit de l’étoile variable de deux phonèmes. On devient ce qu’on sera à la seconde suivante. Une légende. Je les écris à l’aile de neige et dans l’amertume des cicatrices. Juste assez pour qu’ils soient phoniques. Dans ce livre, je me confronte à ce fait essentiel pour moi. Quand on souffre. Quand on est mal. Qu’on ne va pas bien. Sous le coup de la grande menace sans visage. Alors on perd espoir et on se dit qu’on a envie de disparaître. De mourir. On est comme volé à soi-même par le pain dur des fautes et des remords. Mais ce qu’on oublie, comme lettre sous cachet ou hypnose, c’est la force de vie et le courage qu’il faut avoir à ce moment pour supporter le souffrir d’une vie mauvaise qu’on renie. On oublie la force et on tourne en rond dans la cage. Du moins moi. Aujourd’hui, cette force, je la recrée. Je la revis. Le fragment indemne me dicte le sursaut. C’est le déjà jadis et le naguère des parallèles. Je me refais. Je cherche à renouer d’instinct et retracer le corps morphologique du passage. Je cherche à dire le saut, le passage, la grille. Je me fais l’inventeur tardif de mes rêves. J’accoste. Je débarque. Je reviens chez nous. Chez moi. […]