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Beauté des copeaux. A propos des Carnets du lent chemin de Joël Vernet

Etienne Rouziès

blog Le Vent des rues du 20 avril 2020

Entrer dans la lecture, comme respirer enfin.

Eté 2019. Lever du jour. Tout le monde dort dans la vieille maison. Sur le muret du jardin où je suis assis, il y a une tasse de café et un crayon. Les hirondelles volent et chantent. Le soleil sort et dessine l’ombre des iris derrière moi.
J’ouvre le livre jaune et noir que je tiens dans mes mains : les Carnets du lent chemin, Copeaux (1978-2016) de Joël Vernet, édités à la Rumeur libre. Un carnet de route de 500 pages. La vie d’écrivain est un chantier, une scierie dont Joël Vernet a rassemblé les copeaux. J’entre dans la lecture, comme on prend une profonde respiration.
L’atelier du poète n’est pas encombré d’anecdotes et de faits. Ce n’est pas une chronique. Il est rempli de petites chutes, légères et belles qu’un artisan aurait gardé au fil du temps et re-travaillé pour en faire une oeuvre. Des émanations de choses observées ou pensées, notées sur le vif comme le poète argentin Antonio Porchia définissait ses Voix. Je souligne au crayon, d’un trait régulier, ces émanations – une façon de donner forme à la ferveur de la découverte.

lire l'intégralité de l'article sur le blog Le vent des rues c'est ici : https://leventdesrues.wordpress.com/2020/04/20/beaute-des-copeaux-a-propos-des-carnets-du-lent-chemin-de-joel-vernet/