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On croirait des vrais

Alain Helissen

Armand le Poête, Mensuel Littéraire et Poétique, Bruxelles, février 2009

Lettre à Armand le Poête,

je trouve que les Nouveaux poêmes d'amour sont encore plus beaux que tes anciens poèmes d'amour que je trouvais déjà très beaux. C'est le signe que l'amour non seulement garantit de beaux poèmes mais aussi ne subit pas l'usure du temps et grandit avec lui. Je vois que les oiseaux restent toujours à ; proximité de tes poèmes et pas seulement à cause des vers qu'ils aiment beaucoup mais ils essaient de nouveaux airs sur tes refrains amoureux pour trouver de nouvelles sérénades. Tu as bien fait d'écrire des poèmes entre Montréal et Toronto mais heureusement que tu les a écrits à voix basse parce que tu aurais pu réveiller Duboste qui, entre nous, devrait profiter de ces voyages ferroviaires pour écrire au lieu de rêver les yeux fermés, peut-être de Violette que j'aimerais que tu me présentes à ton retour du Québec. Permets-moi quand même, mon cher Armand, de tge signaler de nombreuses fautes d'orthographe dans ces Nouveaux poèmes d'amour. L'amour est peut-être un bouquet de violettes — tu auras compris mon allusion à ta « Violette » — mais faut pas pour autant oublier l'orthographe. C'est plus poétique sans les fautes. Je constate en tout cas que ton voyage au Canada t'a bien inspiré. Tu devrais dire à Duboste qu'il t'emmène plus souvent avec lui. Ta fougue amoureuse supporte bien les voyages. Je me suis permis de te piquer quelques poèmes pour les envoyer à mes copines en leur faisant croire qu'ils sont de moi. Si j'arrive à les séduire, je leur dirai la vérité. En attendant je te souhaite, cher Armand, encore de nombreux poèmes d'amour. Tu les fais si bien qu'on croirait des vrais. Merci pour tout.

Ton ami poétrou, Alain Hélissen.