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Un palais pour deux langues (El Amraoui Mohammed)
Un palais pour deux langues (El Amraoui Mohammed)

El Amraoui Mohammed

Un palais pour deux langues

EditeurLa rumeur libre

CollectionLa Bibliothèque

Date de parution10/2022

ISBN/code barre978-2-35577-275-7

Format (mm)14 x 20,5

Reliure15,5

Nombre de pages224

Poids284 g

Prix 16,00 €
Feuilleter

Pour chaque nouvel ouvrage, Mohammed El Amraoui remet son écriture en jeu – ici, en, je, pour l’occasion. Texte de commande, au départ, pour une compagnie lyonnaise de théâtre, Les arTpenteurs, l’ouvrage dépasse les limites du cadre fixé et propose une réelle introspection, à hauteur d’homme. Davantage qu’un monologue intérieur, il s’agit là d’une autobiographie linguistique. Tour à tour poète et traducteur, Mohammed El Amraoui nous entraîne, hors sentiers battus, dans le lieu des deux langues qui désormais sont les siennes, la langue arabe et la langue française. Ça ne manque ni d’oreille ni de souffle. Entre l’essai littéraire, le récit d’autofiction et le poème narratif.

(Extrait du quatrième de couverture : « Je m’appelle Mohammad Al Amraoui. En français, le ħ de mon prénom - son sourd, qui vient du fond de la gorge, comme si on voulait l’éclaircir -, devient un simple h, le a devient é. Le 3 de mon nom, s’efface jusqu’à se réduire à la voyelle a, le r perd son roulement.

Il y a des sons qui ne passent pas. Ils se heurtent à une frontière qui les empêche de négocier un quelconque contact avec la glotte. D’autres devraient franchir plus facilement le passage et pourtant l’oreille ne les reçoit pas tels qu’ils sont prononcés, on dirait : je n’ai jamais compris pourquoi l’oreille française perçoit le « a » des mots arabes comme un é. La voyelle est prise dans une torsion de cordes qui l’altère légèrement. Ma ville natale Fass, devient Fez ou Fès, la ville Sala où ma sœur est instit devient Salé. Étrange cette manie de déformer des mots qui n’en ont pas besoin. C’est comme s’il n’y avait pas de « a » en français. Or, au contraire, il n’y pas de e justement en arabe. […] Je suis né à Fès, au Maroc. Le nom arabe pour désigner le Maroc est Maghrib, ou Maghreb, le Couchant. C’est le pays de l’Ouest où se couche le soleil, par rapport au Machriq ou Machreq, le Levant ou l’Orient arabo-musulman. Il continue à être appelé ainsi en arabe. […] »