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Les Amants de V. (L. Lambrichs Louise)
Les Amants de V. (L. Lambrichs Louise)

L. Lambrichs Louise

Les Amants de V.

roman

EditeurRumeurs éditions

CollectionRumeurs Littératures

Date de parution06/2022

ISBN/code barre978-2-493-18201-2

Format (mm)141 x 192

ReliureDos carré collé, couverture avec rabats

Nombre de pages128

Poids170 g

Prix 17,00 €
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Inspiré de situations historiques européennes réelles, ce nouveau roman de Louise L. Lambrichs écrit l’histoire d’invisibles sans voix, rescapés discrets des horreurs de la grande Histoire, de ceux que l’on croise tous les jours sans savoir à quel point les événements historiques les ont définitivement marqués et continuent secrètement de les hanter.
C’est aussi un roman d’amour sans étiquettes ni frontières et de fidélités, un roman inquiet propre à donner à rêver, à penser.

(extrait)

– Qu’est-ce que tu lui as raconté comme histoires, hein ? Qu’est-ce que tu lui as raconté ? La voix monte, au bord de se briser. Puis l’onde sonore se dilue dans l’espace, les bruits familiers reprennent leur place, le raclement de l’économe sur la carotte, le frottement de la casserole contre la pierre d’évier, le giclement de l’eau éclaboussant la vaisselle. Mady recule, s’essuie les mains sur son ventre, d’un geste rapide se frotte la joue de sa manche droite puis s’approche de la cuisinière et allume le gaz. – Pourquoi est-ce que je t’ai cru, hein ? Pourquoi ? Tu m’avais bien promis, pourtant. La voix baisse encore, chargée d’amour déçu s’éraille. Marko fronce le sourcil, son regard un instant vacille puis s’accroche vaille que vaille aux objets, au tablier taché qui efface la taille épaisse de Mady, à la table maculée de traces innommables, à la robe mouchetée de Bouloum assis sur l’appui de la fenêtre, à l’ampoule nue, au plafond, qui luit faiblement mais troue la nuit, tout de même. – C’est la guerre, Mady. Tu dois comprendre cela, c’est la guerre. Marko dans un souffle a murmuré. Ces mots qui depuis des jours des mois le hantent habitent ses nuits sans passer ses lèvres, il n’osait les dire et voilà qu’ils sont tombés entre eux comme une pierre, le prenant lui-même au dépourvu. Et maintenant, la guerre est vraiment là.